Catherine Javel
Ma recherche est dirigée, comme la serait celle
d’un archéologue par des relevés d’empreintes,
je tente d’imprimer le sol, le passage de la mer sur la
toile ou le papier, le mouvement des vagues, l’effet abrasif
du sable, du sel sur l’encre et la couleur.
L’algue servant à la fois de pinceau, d’encre
(son jus) et de sujet d’impression.
Mais l’algue n’est qu’un prétexte,
un rappel de lieu où j’arrive à me connecter
où me déconnecter afin de
projeter un peu de moi, de mes émotions ….De mon
âme.
Après maintes réflexions et recherches de références,
j’en arrive aujourd’hui à voir la recherche
que j’avais menée en vue de l’obtention du
diplôme des beaux arts de Versailles, comme un cheminement
quasi spiritual.
Ma formation de psychologue m’a conduite à m’intéresser
tout d’abord à l’Art brut et aux peintres
de l’inconscient ainsi qu’aux Surréalistes
comme Max Ernst, Masson ou Miro.
Vinrent ensuite les peintres de ’action painting’
dont Pollock, qui lui aussi considérait son travail de
peintre comme une quête spirituelle.
Mais il faut dire que deux artistes m’ont particulièrement
touchée: il s’agit de l’Espagnol Barcelo,qui
est originaire de Palma, une ile des Baléares proche
de celle dont je viens, et d’Anselm Kieffer, artiste pluridisciplinaire
qui inclus aussi terre et végétaux dans ses créations.
Mon travail est proche de celui des peintres graveurs, il a
lieu le plus souvent in situ…La mer est ma matrice.
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